Onze ans, jour pour jour, après la tentative de coup d’État manquée du 13 mai 2015, le secteur médiatique burundais porte encore les séquelles de cette crise qui avait entraîné la fermeture de la quasi-totalité des médias indépendants influents de l’époque ainsi que l’exil de près de deux cents journalistes. Considérée comme l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente de la presse burundaise, cette crise a profondément bouleversé le paysage médiatique national. Malgré la réouverture de certains organes de presse au fil des années, plusieurs professionnels des médias…