La langue française est bien plus qu’un simple outil de communication : elle constitue une véritable ouverture sur le monde. Au Burundi, où elle est à la fois langue d’enseignement et d’administration, nombreux sont pourtant les jeunes qui peinent à s’exprimer oralement avec aisance. Face à ce défi, une jeunesse engagée réunie en Association des Jeunes Francophones pour la Promotion de la Langue Française (JFPLF) a décidé d’agir.
L’Association des Jeunes Francophones pour la Promotion de la Langue Française (JFPLF) a récemment célébré la réussite de quatorze lauréats ayant brillamment achevé la formation intitulée « Prise de parole en public et vaincre la timidité par l’éloquence ». Cette session de trois mois s’est clôturée le 17 août 2025 à Bujumbura, lors d’une cérémonie officielle de remise de certificats.
« Cette étape est cruciale pour les jeunes qui souhaitent s’affirmer dans leur vie professionnelle et personnelle. Parler français avec aisance, c’est se donner les moyens d’être entendu et respecté », a souligné Asman Manariyo, coordinateur de la JFPLF.
Au cours de cette formation, les participants ont développé des compétences linguistiques solides, mais aussi des techniques oratoires leur permettant de s’exprimer avec charisme, clarté et confiance.
Une initiative née pour renforcer la maîtrise linguistique du Français

« Cette initiative vise à promouvoir la langue française à travers une jeunesse éloquente», indique Daniel Ndayishimiye
L’association JFPLF a été créée dans le but de faire face aux faiblesses que manifestaient les étudiants durant les exposés en langue française, a révélé Monsieur Daniel Ndayishimiye, le cofondateur. Il a rappelé que cette initiative vise à promouvoir la langue française à travers une jeunesse éloquente, capable de porter haut sa voix dans le débat public.
Il a renchéri que cette initiative ambitionne de renforcer les capacités de prise de parole en public à l’endroit des jeunes, en commençant par les étudiants, et d’étendre la formation aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.
De son côté, Muco Kévin, représentant du Club d’actualité économique à l’Université du Burundi, a encouragé les lauréats à pratiquer sans relâche, à prendre la parole, à oser et à inspirer. Car l’éloquence, dit-on, s’affine dans l’exercice.
Gratitude et engagements des lauréats

« Nous sommes désormais bien outillés pour nous exprimer en Français sans souci », rassure Methoucela Ndamuhawenimana
Les lauréats, fiers de leur parcours, ont exprimé leur reconnaissance envers les formateurs et ont promis de mettre en pratique leurs nouvelles compétences dans la vie quotidienne — en Français, bien sûr.
Methoucela Ndamuhawenimana, qui a représenté les récipiendaires, a témoigné sa gratitude envers les formateurs. Il a précisé que les notions acquises pour vaincre la timidité lors de la prise de parole en public les aideront notamment pendant les exposés universitaires, ainsi que dans la vie courante. Il a également ajouté qu’ils sont désormais bien outillés pour s’exprimer en français sans aucune inquiétude.
Il a enfin invité les autres jeunes qui éprouvent des difficultés à s’exprimer aisément en Français à faire des exercices réguliers et à suivre des séances de renforcement, afin de vaincre leur timidité.